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Europe : Volkswagen sous pression

Europe : Volkswagen sous pression

L’étau se resserre autour du constructeur allemand sur le vieux continent. Touché en son cœur – sa réputation – depuis le dévoilement du scandale des moteurs truqués, le groupe fait face à des actions judiciaires multiples et des enquêtes dont le nombre croît chaque mois.

Pour rappel, en septembre 2015, Volkswagen admettait avoir équipé plus de 11 millions de véhicules dans le monde de logiciels truqueurs, masquant des émissions anormalement élevées d’Oxyde d’Azote (N0x) ne respectant pas les normes environnementales, malgré la réputation de « clean diesel » attachée aux produits.

Dans le classement du cabinet Reputation Institute, le constructeur est passé de la 15ème à la 149ème place. Et la tendance est globale. En juin 2016, les marques du groupe Volkswagen ont perdu 1,5% de part de marché en France par rapport à l’année précédente. En volume, les immatriculations ont également reculé de 13,5% sur la même période.

Et pour cause.

En fin de semaine dernière, les autorités judiciaires espagnoles ont placé Volkswagen en mise en examen pour escroquerie, annonçant un risque important d’amende. Le Groupe allemand risque également une forte amende dans son propre pays, où une enquête – la cinquième – vient d’être ouverte. Le parquet de Brunswick cherche désormais à déterminer si la direction du groupe n’a pas manqué à ses devoirs de surveillance en n’empêchant pas la triche et manipulation des moteurs. L’amende pourrait être égale à « l’avantage économique retiré », à laquelle pourrait s’ajouter des dommages et intérêts.

Mais une autre nouvelle est inquiétante pour les conducteurs de véhicules touchés par la fraude. L’association de consommateurs italienne Altroconsumo vient de rendre ses conclusions sur la réparation proposée par Volkswagen. Elle indique que les émissions de N0x post-réparation sont en réalité 25% plus élevées que sur les moteurs truqués. Selon l’Association des Consommateurs Européens (BEUC) : “C’est une nouvelle déconvenue pour les consommateurs et une nouvelle dimension apportée au scandale. Ce test prouve que la solution proposée par VW pour désactiver le logiciel truqueur n’est pas sérieuse ».

Le constructeur, qui prévoit d’indemniser ses clients américains à hauteur de 15 milliards de dollars, a pourtant maintes fois affirmé son refus de suivre la même ligne avec les Européens. Justification ? « Il ne faut pas être un mathématicien pour se rendre compte qu’une compensation à un niveau élevé submergerait Volkswagen » selon Mathias Muller, patron du Groupe allemand. Un autre argument factice est avancé : les moteurs des véhicules américains seraient plus difficiles à réparer. Un argument qui devient infondé dès lors que la réparation aggrave la situation.

La mauvaise gestion de crise de l’entreprise excuse donc t-elle l’enrichissement injuste dont Volkswagen a été le premier bénéficiaire ? Le retour à une situation équitable est-elle inenvisageable sous couvert que les bénéfices encore colossaux de l’entreprise seraient entamés ?

Dans tous les cas, les pressions augmentent autour de Volkswagen, tant au niveau judiciaire qu’institutionnel. A Bruxelles, la Commissaire Européenne à l’Industrie Elzbieta Bienkowska, a une nouvelle fois rappelé le groupe à ses responsabilités en Europe.

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